28 janvier 2009
Des presque-pirojkis au chocolat, à la confiture et au fromage blanc et raisins, moins bien qu'en russie mais bon quand même!
Et ben dis donc, voilà que j'ai crée cette rubrique de cuisine russe il y a quelques temps déjà et je m'aperçois que je n'y ai posté qu'une recette. Non pas que je ne cuisine pas russe au quotidien, au contraire mais j'ai souvent la flemme de mettre ces recettes qui me semblent banales, ordinaires, comme faisant partie du décor quoi. Car je les cuisine au quotidien. Du bortsch végétarien (car bon, je ne me suis toujours pas mise à la viande) aux pelmenis (ratés, de gros raviolis qui explosent dans la casserole, ça vous branche?), du poulet végétal à la kiev (trop bon, les gens!) aux odladi et aux blini, je m'éclate en cuisine mais ne pense jamais à prendre tout cela en photo. Je me vois mal vous présenter une assiette de kascha aux champignons.
Il faut vraiment que je remédie à ça et c'est pour cela que la bibi-looseuse que je suis, celle qui ne sait pas faire des photos et qui provoque souvent des dommages collatéraux lors de ses tests en cuisine vous propose, taddddddddddddddam la recette des PIEROJKIS. Alors déjà, avant toute chose et au préalable (on est juriste ou on ne l'est pas!), il faut distinguer entre les PIEROJKIS russes et les PIEROGIS polonais. Les PIEROGIS polonais sont des chaussons de pâte, style raviolis, fourrés aux champignons, au chou, à la viande.... Ils ressemblent aux pelménis sibériens.
Les PIEROJKIS russes, qui accompagnent souvent le bortsch mais pas seulement sont des chaussons qui ressemblent à des beignets, avec une pâte qui s'apparentent à une pâte mi-pain, mi-pizza (oui, je sais, c'est étrange comme concept mais c'est un p'tit peu compliqué de décrire la bête!). Ils sont fourrés aux champignons, chou ou autres joyeusetés en mode salé mais on peut aussi trouver des pierojkis sucrés, fourrés à la confiture ou aux raisins secs. Ceux que j'ai mangé en Russie (les sucrés) s'apparentaient d'ailleurs plus à des boules de Berlin. C'était vraiment l'extase totale, je rêve d'en regoûter mais je n'ai jamais trouvé de recettes qui me satisfassent.
Celle que je vais vous présenter donne des pierojkis sucrés avec une pâte de pierojkis salés, genre pâte à pain. Pas de consistance de boule de Berlin donc mais très bon quand même. Et sans doute moins gras que les originaux car pour que ce soit aussi bon, je soupçonne les russes de les faire frire, leurs pierojkis. Je ne garantis donc pas l'authenticité de cette recette. A défaut d'authenticité, vous pourrez vous concocter un goûter qui change de l'ordinaire et qui, je vous le rassure, est assez gourmand quand même.....
J'ai trouvé cette recette je ne sais plus où. Mea culpa. La recette en elle-même n'est donc pas de moi. En revanche, les idées de garnitures viennent de ma petite caboche un peu dérangée lol.
Je vous livre donc une recette de pierojkis, pas mauvaise mais je n'ai pas encore trouvé la bonne. Je suis un peu désespérée mais je tiens bon!
Pierojkis pas tout à fait de Lisanka mais un peu quand même :=)
Ingrédients, pour une dizaine de gros pierojkis ou une quinzaine de petits
Pour la pâte levée:
- 800 grammes de farine
- 100 grammes de beurre doux
- 300 grammes de lait
- 2 càs de sucre
- 3 oeufs
- 10 grammes de levure de boulanger sèche
- 5 grammes de sel
¤ Diluez la levure dans un peu de lait. Ajoutez la levure à la farine puis le lait progressivement. Mélangez bien.
¤ Battez deux oeufs. Mélangez le sucre, le sel et la moitié des deux oeufs. Puis incorporez le reste des oeufs. Commencez à former une boule.
¤ Ajoutez progressivement le troisième oeuf.
¤ Travaillez la pâte. Ajoutez le beurre (pommade).
¤ Retravaillez bien la pâte et laissez-la gonfler à température ambiante pendant 90 minutes.
Pour la garniture: j'ai fait trois types de garniture: j'ai préféré ceux à la confiture :=) et mon frère ceux au nutella ;-)
- confiture
- chocolat fonduou nutella
- fromage blanc battu avec un oeuf et un peu de crème fraîche et de sucre et avec des raisins secs
¤ Une fois la pâte levée, préchauffez le four à 220°C.
¤ Formez des petites boules de pâte et fourrez-les avec la garniture.
¤ Disposez les boules sur une plaque allant au four.
~ Cuisson 25 minutes à 220°C~
29 novembre 2008
Blinis-odladi by Lisanka: on ne sait pas trop ce que c'est mais c'est bon quand même!
héhé, depuis le temps que j'avais envie de poster cette recette, pffffffffffffffffffffiouuuuuuuuulalala comme dirait l'autre.... Mais bon, étant donné que je suis une grosse flemmarde, l'idée même de transferer mes photos sur l'ordinateur (photos d'un flou artistique, comme toujours, j'en viens à désespérer d'être un jour en capacité de prendre de belles photos avec ce maudit appareil.... à moins que ça ne soit moi qui soit une bien mauvaise ouvrière....) Je crois qu'il y a déjà une recette similaire dans les débuts de mon blog mais bon, ché pas, j'ai la flemme de rechercher et surtout, j'ai envie de la refaire selon mon humeur récente....
Bref, cette recette de blini que certaines m'ont demandée à corps et à cri était en latence sur mon appareil-photo et s'ennuyait prodigieusement. Et moi, je repoussais à chaque fois le moment de la poster comme pour mieux reculer l'inévitable controverse qui allait en résulter.
Controverse, pourquoi donc?
Euhhhhhh, comment exprimer les choses clairement lol: en fait cette recette est une recette de FAUX blini russes et de VRAIS blini français... Koikeçaveutdire tout ça??????? Ben ça veut tout simplement dire que ce que les russes appellent BLINI, ce sont nos crêpes françaises que les russes revendiquent également comme étant leur invention. Mon amie N et moi avons mangé des blini en Russie fourrés au saumon, à la purée (oui oui, c'est la spécialité), aux champignons ou encore à la confiture). Il ne s'agissait en aucun cas des pancakes épais que l'on achète en France emballés sous vide sous la dénomination de blini. Non, il s'agit bien de crêpes fines...
Les blini français que l'on achète en grandes surfaces, mon entourage russe, après analyse de la bête, les qualifie d'ODLADI, ce qui signifie plutôt pancakes!
Moi, je ne prends pas position, lol, je m'en lave les mains et pour éviter toute controverse de comptoir, je vous donne la recette des BLINI-ODLADI que vous pouvez trouver en grandes surfaces au rayon frais, prêts à être tartinés de tamara, de tzatziki et à être mangés avec du saumon. Quoi qu'il en soit, vous gagnerez beaucoup à les faire vous-même, franchement, aucune comparaison. J'adore cette recette, les odladi sont moelleux et fins et se conservent deux jours après leur confection. Vous demanderez à mon p'tit frère ce qu'il en pense (il mesure plus d'une mètre 80, soit 20 cms de plus que moi pour 8 ans de moins: je me sens minuscule et je déteste lol!) mais lui, il les aime tartinés avec du nutella et de la crème fraîche.... Moi, je les préfère nature, avec de la confiture ou alors avec du fromage frais, du miel et des raisins secs.
Allez, en piste...
Et last but not least, je tiens à préciser que je n'ai pas inventé la recette (révélation ultime!) mais que je me suis grandement inspirée de celle de Marmiton, en sextuplant toutefois les quantités (petit détail s'il en est mais vous commencez à me connaître) ;-): http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=22261
LES BLINI-ODLADI de Lisanka
Pour une soixantaine de blini (blini-party d'une dizaine de personnes: je vois les choses en grand héhé!)
- 7 yaourts nature brassés (une recette pratique pour utiliser des yaourts au bord de la date de péremption)
- 6 oeufs
- 6 pots de yaourt de farine
- 2 sachet de levure chimique ou de poudre à lever (je préfère!)
- 2 pincées de sel
¤ Mélangez tous les ingrédients ensemble afin d'obtenir une pâte homogène.
¤ Laissez reposer la pâte pendant 1 heure au réfrigérateur.
¤ Servez-vous d'un appareil à mini-crêpes. Faites cuire les blini en versant une louche de pâte dans chaque petit "endroit chauffant" (oui je sais, c'est pas très explicite mais je n'arrive pas à décrire cet appareil à mini-crêpes de la manière la plus imagée qui soit)
¤ Lorsqu'ils font des trous, retournez les blinis.
¤ Une fois cuits, disposez-les sur une assiette et nappez à votre convenance (saumon, crème fraîche, purée, fromage fondu.... nutella, miel, confiture, chocolat fondu, fromage blanc aux fruits secs... ). Ils se conservent deux jours au frigo, sous un film plastique!
Et parce que vous le valez vraiment bien, la blondeur en moins, voici une photo de Biquette, la sublimissime reine de l'ouverture des portes en sautant sur la poignée et la championne du monde du dévorage de croquettes de luxe...
Pix:.... en action.... quelle vie de chat, mazette!!!!
21 août 2008
Lisanka en Russie, ses découvertes culinaires et la recette tant attendue du TVOROG, le fromage frais russe :-)
Et oui, je n'ai pas fait que visiter, hein. Je sais que la culture nourrit, m'enfin quand même! Et là, paf, un mythe s'effondre. La France n'est pas THE pays gastronomique incontournable. Enfin ça, je le savais, j'avais adoré certains trucs en Allemagne et en Pologne. Je rêve de Quark toutes les nuits depuis mon année Erasmus, de serek wielki, de pierniki et de pierogis. Mais la Russie, c'est encore autre chose...
Quand je visite un pays, ce qui m'interesse, par ordre d'importance:
- la culture, les bâtiments
- les mecs (mais en Russie, j'ai été déçue, parce que c'est pas du tout mon style. Je suis Je suis très trèèèèèès "blacks" et là-bas, je n'en ai vu qu'un donc pour mater, je préfère la France, de loin. Et l'Afrique of course mais je n'ai jamais eu l'opportunité d'y aller!)
- les gens (j'adore voir leurs têtes dans le métro, tout le monde dort, comme en France, ce qui au fond montre que l'on est pas différent!)
- la nourriture: j'adore découvrir de nouvelles saveurs! Et plus particulièrement les produits laitiers. J'ai dû naître dans un pot de tvorog, ce fromage blanc russe si particulier, entre le fromage philadeplhia et le cottage cheese mais en beaucoup plus compact. Je goûte au lait et à tous les fromages et je dois vous dire qu'en Russie, je n'ai pas été déçue.
Un p'tit détour par le manger et le boire russe. Détour qui vaut... le détour ;-p
Comme tout russe qui se respecte, je commence par le boire.
Le fait que les russes boivent beaucoup n'est pas un mythe. Ce qui est erroné, c'est la croyance répandue selon laquelle le russe se saoule à la vodka. Ca c'est fini mes amis, surtout depuis que bon nombre de russes sont morts sur place après avoir consommé de la vodka frelatée! Désormais: bière et Sekt (un faux champagne).
Pix: Verre à Kvas
Mais ça, c'est pas super traditionnel. La boisson russe par excellence s'appelle le KVAS, boisson faiblement alcoolisée et pétillante, produite en faisant fermenter du pain noir dans de l'eau. Elle est très appréciée l'été, souvent vendue au verre dans des petits kiosks à Kvas. On ne sent tellement pas que c'est alcoolisé que lors de notre pique-nique à la mer, mon amie m'a donné la bouteille en me disant que ça remplaçait l'eau. Conclusion: la boisson, c'est comme les trains, ne vous fiez jamais à l'estimation du russe.... sous peine de finir pompette en moins de deux!
Pix: le Kvas en bouteille, ressemble tellement à du coca que j'en ai bu deux litres en une journée.... jusqu'à ce qu'on m'apprenne que ce charmant breuvage était alcoolisé...
Mais les russes n'aiment pas que l'alcool, ils raffolent aussi de boissons sucrées:
- le morse: boisson à base de jus de baies (airelles, cassis, groseilles) très sucrée
- le kompot est une boisson à base de baies ou de fruits qu'on fait cuire dans de l'eau bouillante et qui est stockée dans de grands bocaux en attendant l'hiver
- le kissel: une boisson aux baies assez épaisse. Je n'ai pas pu goûté car nous n'en avons pas trouvé.
Le plus important étant traité, je passe au non moins important: la soupe (Piervoye). Car tout russe qui se respecte commence son repas (même le matin et au goûter) par une soupe (froide en été, chaude en hiver, cela va de soi). Même moi qui ne suis pas une inconditionnelle des soupes, j'ai bien aimé les soupes russes que je connaissais déjà un peu avant. La plupart contienne de la viande mais ce n'est pas une obligation, j'ai eu droit à des soupes sans viande:
- chtchi: une soupe au chou servie avec de la crème aigre
- borchtch: une soupe à base de betteraves, la plus connue des soupes russes, je pense.
- ochrochka: soupe froide à base de kvas, de légumes bouillis et de viande.... donc je n'ai pas goûté! dommage!
- la soupe lituanienne de mon amie: betterave + kéfir+ oeufs + gros concombres: divine, franchement, j'adore!
En même temps, sur toute bonne table russe qui se respecte, vous aurez droit à des zakouski: outre le caviar, fort rare sur une table modeste, vous trouverez du poisson fumé, délicieux, des champignons, des pierogis (petits chaussons fourrés au chou, à la viande, à la pomme de terre, aux champignons) et enfin des salades de crudités ou de poisson (goûtez à la seliodka pod chouboy: "le hareng sous le manteau). N'oublions pas non plus les légumes malossol, comme les concombres ou les tomates marinées (ce que vous avez vu sur mon premier post consacré à la russie, quand je faisais l'âne avec mes concombres lol)
Et si vous avez encore faim (et c'est tellement trop trop bon que vous aurez toujours une petite place!), place au plat de résistance (vtaroye). J'ai goûté:
- les blini saumon/purée (oui oui, la purée est THE fourrage traditionnel alors on ne critique pas lol)
- les pielmeni aux champignons: petits raviolis aux champignons
- les varienniki à la cerise: petits chaussons aux cerises, à déguster avec de la crème aigre, un plat sucré qui peut faire office de dessert.
- la kacha aux champignons: une bonne assiette de sarrasin grillé avec une poelée de champignons (les russes en mettent partout, en sont particulièrement friands et ça tombe bien car moi, j'adore ça aussi!)
- les draniki: petites galettes de pommes de terre que je déguste nature (mon amie, c'est avec la moitié de la bouteille de ketchup). C'est très bon. Limite, je les aurais mangé avec de la confiture. Je vais obtenir très prochainement la recette, j'espère pouvoir la partager avec vous!
Le thé (tchaï), un indispensable pour finir le repas même si j'ai remarqué que les russes buvaient de plus en plus de café. Souvent servi avec des pierojki fourrés, souvent au coulis d'abricots ou de fruits rouges (de gros beignets délicieux, je n'aime pas trop les beignets en France mais alors là, j'ai adoré, j'ai tout goûté!) et avec des blintchiki qui sont de petites crêpes nappées aussi!
Et je n'oublie pas les kionféty (bonbons) qui garnissent également toutes les tables, notamment les klioukvas, qui sont de petites canneberges roulées dans le sucre! Pi les p'tites pralines avec les emballages marrants! Et le chocolat (tellement bon qu'on vous le pique dans vos slips! désolée mais je m'en remets pas lol)
Je sais que je n'ai pas tout goûté. Je dois sans doute oublier des trucs. En tout cas, tout ce que je vous cite a été testé et approuvé avec le plus grand des plaisirs. Je vais tester des restos russes dans Paris, histoire de voir ce qu'on peut proposer mais aussi pour retrouver ces saveurs tant aimées.
Pix: tvorog aux abricots secs de la place Sennaya
Avec tout ça, je ne vous ai pas parlé de MON GRAND AMOUR: le TVOROG, qui est un fromage frais russe assez compact. Depuis le temps que je vous rabats les oreilles avec ce TVOROG, que l'on trouve aussi en Pologne. Sauf qu'en Russie, sur les marchés, j'ai pu me délecter de Tvorog sucré aux raisins, aux abricots secs, aux cerises, excellentissime. Si j'avais pu ramener ceux aux pommes, au citron et à tout plein d'autres bonnes choses, j'aurais loué un camion.
Pix: tvorog aux cerises de la place Sennaya
Comme on a pas le droit d'introduire plus d'une certaine quantité de produits laitiers en provenance de Russie dans l'UE (ce qui se comprend aisément, je n'ai pas été malade mais bon, il doit bien y avoir une bonne raison quand même!), j'ai cherché la recette du Tvorog sur Internet car la dernière fois que je suis allée chez Gastronom pour en trouver, c'était fermé pour les vacances. J'ai trouvé mon bonheur sur le site en anglais de Yulinka. Et j'ai réussi mazette, je n'en reviens pas! Moi faire du fromage à partir d'une recette en anglais sans que ça tourne à la catastrophe, à une intervention des pompiers pour développement incontrôlé de bactéries, waaaahou! Bon d'accord, je n'ai pas obtenu beaucoup de fromage, peut-être 200 grammes. Je pense que cela vient de la qualité de mon lait. Donc:
Pix: tvorog aux raisins secs et tvorog aux cerises achetés sur le marché de la place Sennaya.
- prendre du lait frais ENTIER (j'avais deux litres de demi-écrémé mais la prochaine fois, je prendrai le entier sans hésiter)
- prendre du lait fermenté de bonne qualité (je l'avais acheté dans un discount, je prendrai du bio la prochaine fois)
La recette de YULINKA est par ici: http://yulinkacooks.blogspot.com/2006/04/how-to-make-tvorog-farmers-cheese.html
Mais je vous la traduits de bonne grâce et j'incorpore mes modifications!
La recette du tvorog by Lisanka
- 1,7 litre de lait frais ENTIER
- 500 ml de lait fermenté (et là, en écrivant ça, je me rends compte que j'ai mis presque 700 ml, ce qui était trop lol)
Et c'est tout!
Pix: Tvorog biélorusse vendu en Russie. La Biélorussie est connue et reconnue pour la qualité de ses produits laitiers.
¤ Mélangez le lait frais et le lait fermenté dans une grande terrine. Laissez traîner ladite terrine une journée dans votre cuisine, le tout étant que ça soit un endroit chaud pour laisser les bacteries se développer. J'ai par exemple profité d'un four chaud (éteint) pendant 4-5 heures.
¤ Au bout de 24 heures, la mixture doit avoir développé la consistance d'un yaourt épais nageant dans un liquide lacté.
¤ Versez le mélange dans une casserole et mettez-le à feu trèèèèèès doux. Le mélange ne doit pas bouillir, ne remuez rien! (même si perso, ça me démangeait!).
¤ Laissez le mélange sur le feu une heure, le yaourt épais et le liquide devant se séparer.
¤ Laissez refroidir le mélange.
¤ Prenez une louche-égouttoir et prélever le truc un peu épais qui s'apparent à de la mozarella et qui nage de manière bienheureuse dans votre liquide lacté. Balancez ensuite le liquide lacté (si ça vous fend le coeur, une petite prière ne sera pas de refus!)
¤ Mettez le "presque-tvorog" dans un torchon et placez le tout dans un égouttoir. Ajoutez un poids dessus et hop, au frigo pendant 12 heures.
Et voilà qu'on obtient quand même un chouette tvorog, qui a la consistance du vrai. Je n'étais pas du tout convaincue par la recette mais ça marche! Ceci-dit, ça prend pas mal de temps et surtout, vu la quantité obtenue, je pense que ça coûte aussi cher que de l'acheter dans une épicerie russe. Ceci-dit, quel bonheur de faire son tvorog soi-même, surtout pour une inconditionnelle comme moi! La prochaine fois, je doublerai les quantités, je crois!
¤ Se consomme nature, avec de la crème aigre, de la confiture, du sucre. Ou comme moi, des fruits secs (raisins secs, abricots secs...) avec un soupçon d'arôme de vanille et du sucre roux. Tel quel ou pour fourrer des crêpes ou des blini, c'est assez jouissif tellement c'est bon!
Et pour finir, une dédicace à mon amie Sab, du Plaisir de Gourmandise que j'ai eu la chance de rencontrer! (article à venir). Cette recette est pour toi ma belle :-), avec tout plein de pensées ;-)
Et puis une petite pensée pour tout ceux qui souffrent du conflit en Ossétie. Je suis toujours très choquée. Alors des souhaits pour que la situation redevienne apaisée...
EDIT:
Merci pour vos nombreux commentaires qui me font toujours plaisir. Pour ceux qui m'ont posé des questions sur le tvorog, je tente d'y répondre:
- endroit chaud peut être = à four à 80°C pendant 4-5 heures, c'est d'ailleurs ce qu'un des commentaires préconise sur le site de Yulinska.
- Kéfir à la place de lait fermenté? Sincèrement, je ne sais pas, je ne suis pas une pro de la formation des bactéries donc je préfère vous dire non et vous conseiller d'utiliser du lait fermenté, même si j'ai également été tentée d'utiliser du kéfir.
- Pourquoi le tvorog que j'ai acheté au marché a une autre consistance que celui que j'ai fait? Celui que j'ai fait = tvorog pur. Ce que j'ai acheté au marché: tvorog battu avec de la crème fraîche, du sucre et ajout de fruits qui semblent pris dans la masse onctueuse. Si vous voulez obtenir une telle préparation, ajoutez de la crème fraîche. La textutre du tvorog est granuleuse, peu crémeuse, en tout cas beaucoup moins que le cottage cheese. J'espère avoir répondu à vos questios!
































