15 décembre 2007
Far-flan amandine à la tendre poire by Lisanka, plus flan que jamais
L'évocation du far me rend nostalgique, un peu comme si j'étais de "l'autre côté". "De l'autre côté", c'est un très très beau film de Fatih AKIN, un réalisateur germano-turc ou turco-allemand. Ni tout à fait turc, ni tout à fait allemand. En fait, ni allemand, ni turc du tout. Un être hybride, plus qu'un mélange, plus qu'une symbiose. Quelque chose d'autre. Je me sens un peu comme ça, parfois. Un peu tout, un peu rien du tout. Un peu de quelque part, beauoup de nulle part. C'est pour cela que ce film m'a parlé, beaucoup. M'a émue aussi.
Comme ce far de mère-grand, qui m'évoque une Bretagne d'adoption, patrie pour des gens venant de loin, de très loin. Là où il fait froid, où les villes sont tristes et grises. Là où l'on sait faire la fête, très bien. Où l'on sait tuer aussi. Terre de raffinement, terre de violence. Un paradoxe que le dernier film de David CRONENBERG, "Les Promesses de l'Ombre" retrace très bien.
Ces gens venus de loin trouvèrent la mer de Bretagne, le bleu de l'océan. Ils y trouvèrent un peu d'apaisement. Se reconnurent dans le déchainement des vagues, la sauvagerie des soirs de tempête.
Le far, comme les crèpes, c'est beaucoup plus qu'une simple douceur. Lorsqu'elle vont en bouche, c'est tout une partie de mon histoire heurtée qui fait surface. J'ai laissé à mère-grand le soin de réaliser un beau far aux pruneaux, bien traditionnel dans un billet précédent. (http://cuisinezenwg.canalblog.com/archives/2007/03/01/4019697.html)
Alors, j'ai fait mon far à moi, poires-amandes. Beaucoup far et un peu flan aussi. Bref, une merveille de gourmandise. Je ne m'arrange pas en vieillissant, toujours plus gourmande ;-)
Je vous livre donc cette recette, face à moi-même, à la mer, à "je ne sais quoi". Juste laisser fondre en bouche et s'abîmer, quelque part...
Far-Flan amandine à la tendre poire by Lisanka, plus far-flan que jamais
Pour 6 à 8 personnes (jai, comme vous avez pu le remarquer une vraie folie des grandeurs!)
- 750 ml de lait demi-écrémé
- 5 oeufs
- 100 grammes de sucre
- 150 grammes de farine
- 100 grammes de poudre d'amandes
- 3 grosses poires
~Préchauffage du four à 180°C~
¤ Faites bouillir le lait dans une casserole
¤ Battez les oeufs avec le sucre en omelette dans une jatte.
¤ Incorporez progressivement la farine et la poudre d'amandes en mélangeant bien afin d'obtenir une pâte homogène.
¤ Versez progressivement le lait chaud dans la pâte. Touillez bien.
¤ Versez le mélange dans un moule à gratin ou à flan.
¤ Coupez vos poires en morceaux et disposez-les dans la pâte.
~Placez votre plat au four pendant 50 minutes environ.~
~Dégustez froid (après avoir laissé refroidir, placez de préférence quelques temps au frigo)~
11 décembre 2007
Un p'tit resto italien sympatho-cosy: LE CARMINE, PARIS 7EME
Une superbe surprise ce resto et un délicieux moment en compagnie de la douce Mély du blog "Chaudron Pastel". Miss Mély connaissait déjà ce resto et m'avait juste dit au préalable "le dessert va te plaire".
Cette affirmation s'est avérée plus qu'exacte mais la prestation est allée au delà de mes espérances. Tout ou presque m'a plu dans ce resto, d'allure assez branchée, assez chic mais en même temps accueillante.
La carte est vraiment variée et change des restaurants traditionnels italiens. Il est vrai que si vous y allez pour manger des pâtes à la tomate et un moelleux choco-glace à la vanille, passez votre chemin. Les plats sont plus sophistiqués sans pour autant tomber dans le "trop" parisien qui m'énerve toujours un peu.
Grand choix de pizzas, de pâtes, d'antipastis, de plats tels que risotto. Beaucoup de thon, noix de saint-jacques, gambas, palourdes... Et des desserts fort originaux dont la fameuse panna cotta à la vanille et à la sauce crème de marrons dont Mély m'avait vanté les mérites, du pécorino sauce chocolat, du bleu avec des pruneaux aux épices... et le traditionnel tiramisu, ainsi que des glaces et des sorbets comme il se doit dans tout resto italien.
Je ne suis pas très pizza (Mély vous en parlera mieux que moi). J'ai donc pris des rigatonis Noix de Saint-Jacques, safran et sauce roquette. Niveau quantité, c'est très copieux, au point que je ne suis pas parvenue à finir mon assiette. Beaucoup de Saint-Jacques et beaucoup de pâtes.
Ls pâtes étaient juste cuites, comme je les aime, bien fermes. La sauce était vraiment délicieuse, les Saint-jacques à point. Seul petit bémol: le plat manquait un peu de roquette.
Le dessert, une tuerie. Une panna cotta de proportion raisonnable, pas trop sucrée, assez légère. On voit les petits grains de vanille. Dans la sauce aux marrons, des morceaux de marrons. Là encore, la sauce n'est pas trop sucré! bref, it is sooooooo perfect!
Au niveau du cadre: sympathique, pas trop bondé, même pas du tout.
Les serveurs sont avenants, viennent demander si ça va, si l'attente n'est pas trop longue (et elle ne l'est pas). En revanche, j'ai trouvé qu'ils enlevaient trop vite les plats. Je mange lentement et je les ai trouvés un peu trop empressés de débarrasser, ce qui se comprend d'autant moins qu'il n'y avait pas foule!
Enfin, les prix: Plat+ dessert (le soir): 24 euros; le midi, ça vaut vraiment le coup: 18 euros entrée+plat ou plat+dessert!
Conclusion: je recommande, et j'y retournerai!
Où c'est?
Suffisait de demander ;-)
LE CARMINE
81 avenue bosquet
75007 Paris
Téléphone : 01 47 05 36 15
Métro(s) : ecole militaire







