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"Le Noichi c'est moi c'est pas toi", voilà texto une des boutades lancées par le plus jeune de mes frères à mon père lors de son premier déplacement en Chine il y a trois semaines. Koikes un Noichi? C'est la question que se posent ceux qui n'ont pas la chance d'appartenir à notre tribu. Nous avons en effet un langage très particulier. Le dictionnaire des cités est paru il y a peu. Je crois qu'on va pouvoir en faire un pour notre famille. Depuis que nous sommes enfin, nous avons l'art de nous donner des surnoms sympathiques et de réinventer la langue d'une manière cocasse.

- Le Chat de la chaumière : Zbic (comprenez biquette)

- Ma mère: Smoul (pour maman)

- Mon frère number one: Geht's

- Mon frère number two: Boulette (parce qu'il a été rondouillard pendant sa petite enfance)

- Mon père: Spoul (pour papa) et plus récemment Suri (pour Surimi: parce qu'il a ramené à ma mère du surimi de ses vacances en Bretagne en nous disant que ce surimi-là était 100% naturel! Je n'ai rien contre le surimi mais bon, qu'on ne vienne pas nous faire croire qu'il est 100% naturel. Je ne vois pas en quoi un agglomérat de 30% de poisson et de 70% de matière non identifiée peut être un tant soit peu naturel, bref)

Et Noichi? Ca ne nous dit pas koikes un Noichi? C'est l'appellation, empruntée à tantine, habitante de Belleville pour désigner les chinois. Chez nous, il n'y aucune connotation à caractère racial, bien au contraire, c'est affectueux et bienveillant! Un Noichi n'est pas un thaï, ni un jap, ni un viet comme on dit chez nous, ce qui tord le coup aux imbéciles qui pensent que les asiatiques se ressemblent tous! A ceux-là, j'ai envie de dire que les "asiatiques" pensent peut-être la même chose des européens. Nous nous ressemblons peut-être tous aussi!

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Je suis fascinée par la Chine, par sa part d'ombre et de lumière aussi. Par ses paradoxes. La Chine émerveille, la Chine étonne, la Chine fait peur. Il y a ceux qui la voient plus grande puissance mondiale dans 25 ans. Et ceux qui sentent une Chine au bord de l'éclatement. Je ne donnerai pas d'avis ici, même si j'en ai un bien arrêté que je garde au chaud.

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Au chaud d'ailleurs, comme ce gâteau noichi, à la farine de riz gluant! Et avec des petites poires et du chocolat, pour le mélange des genres, des saveurs, des cultures, aussi!

Il s'agit d'une pure invention de ma part. Sans vantardise de ma part, ce pur produit de mes procrastinations des plus intenses a eu un succès plutôt inattendu. Mon frère s'est resservi quatre fois et en a redemandé. Personnellement et même si je ne suis pas une grande fan de chocolat, j'ai adoré ce gâteau pour sa texture compacte, laquelle s'apparente plutôt à celle d'un flan qu'à celle d'un gâteau!

L'idéal est de le déguster froid ou tiède. Il se conserve plusieurs jours, même si je doute qu'il ne survive à l'épreuve de la sortie du four!

Gâteau "noi-chi" à la farine de riz gluant, poires et chocolat

Pour 6 personnes:

- 200 grammes de farine de riz gluant

- 1 boîte de lait concentré non sucré

- 50 grammes de sucre

- 2 oeufs

- 1 grosse boîte de poires au sirop

- 100 grammes de chocolat noir à dessert coupé en petits carreaux

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~Préchauffage du four 180°C ~

¤ Mélangez la farine de riz gluant, le sucre et le lait concentré afin d'obtenir une pâte épaisse et homogène.

¤ Ajoutez les deux oeufs un à un et battez bien.

¤ Coupez les poires en deux et incorporez-les à la pâte ainsi que les carreaux de chocolat.

¤ Beurrez et farinez un moule rond et versez-y la pâte.

~Cuisson: une petite heure~

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NB: la dernière et l'ultime: je pense que cette recette peut aussi se faire avec de la banane et surtout sans chocolat!!!!!

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